Versions de l’espèce
Marathon poétique pour refuser ou embrasser le silence
Date : 25 septembre, 20h
Lieu : Studio multifonction Daïmôn, 78 rue Hanson, secteur de Hull*
Tarif : Formule spectacle**
*Lieu accessible aux personnes à mobilité réduite
**Depuis 2024, la MAL s’est dotée d’une billetterie solidaire, une tarification accessible à tous et toutes. Lors de l’achat de billets, vous pouvez ainsi sélectionner le prix correspondant à votre budget.
Résumé
Versions de l’espèce est une série de performances poétiques explorant l’urgence de prendre (ou céder) la parole pour répondre aux violences du monde actuel. Présenté par Le clinique, une structure dédiée aux arts littéraires et à l’impression expérimentale basée à Hull.
Commissaire : Marc A. Reinhardt
Participant.e.s : Maude Veilleux, Marion Daigle, névé dumas, Myriam Gendron, Marilou Craft, Marc A Reinhardt et invités.
Artistes du spectacle
Marc A. Reinhardt
Titre : Crâne-champ
Description : Quelques répliques du système nerveux en réponse à l’épuisement mental participant – non sans ironie – à l’épuisement du monde.
Bio : Marc A. Reinhardt développe une pratique au croisement de l’écriture, l’installation et la performance en utilisant principalement le son comme matériau spéculatif. Il vit à Gatineau où il anime Le Clinique, une petite structure d’édition expérimentale, et enseigne parfois à l’École des Arts et des Cultures (ÉdAC).
Marilou Craft
Titre : [bruit]
Description : Un corps contenant, tout en peau, souffle à court debout. En sa gorge geint minerai : tout ce qui mange le décompose, devient déchet, derrière déluge. Dèyè mòn gen mòn, dans l’onde, empreinte de travers, droit devant marche escalier. [bruit] est une expérience poétique et sonore, le reflet d’une érosion diasporique qui se réfléchit à voix haute. Après une courte forme improvisée captée par la réalisatrice Miryam Charles (une production Live in Concrete en collaboration avec la revue Estuaire), l’artiste propose une première version à vivre en direct.
Bio : Marilou Craft (elle/they/she) habite Tiohtià:ke/Mooniyang (Montréal) et œuvre comme artiste, traductrice, éditrice, conférencière et conseillère dramaturgique. Sa démarche est poétique et performative, vocale et sonore ; elle sonde l’intime pour qu’en résonne l’étendue politique. Certaines de ses compositions sont publiées dans des revues et recueils littéraires ; la plupart sont partagées de vive voix, souvent accompagnées de textures sonores créées à leur mesure. Parmi ses collaborations artistiques figurent des performances en duo avec Chloé Savoie-Bernard et Elyze Venne-Deshaies, la formation musicale expérimentale AC/CC (avec Sarah Albu, Belinda Campbell et Eric Craven) et le projet transnational NETTLES (avec Jo Fong, Sonia Hughes et Alexandra ‘Spicey’ Landé).
Crédit photo : Clara Houeix
névé dumas
Titre : Contre-feux (avec Myriam Gendron)
Description : Dialogue poétique et musical explorant les liens qu’entretient l’humanité avec le désir, la nature et le langage, et ce depuis la nuit des temps, dans l’espoir d’y trouver des contre-feux pour résister aux violences du monde actuel.
Bio : névé dumas est une poète, herboriste et travailleuse communautaire franco keb blanche. Elle vit sur les terres non cédées du Peuple Algonquin Anishinaabeg et son travail s’intéresse aux expériences trans en relation avec le plus-qu’humain, l’écosexualité et la survie dans un monde en changement radical.
Myriam Gendron
Titre : Contre-feux (avec névé dumas)
Description : Dialogue poétique et musical explorant les liens qu’entretient l’humanité avec le désir, la nature et le langage, et ce depuis la nuit des temps, dans l’espoir d’y trouver des contre-feux pour résister aux violences du monde actuel.
Bio : Myriam Gendron est une autrice-compositrice-interprète québécoise vivant et travaillant à Montréal. Elle a fait paraître trois albums : Not So Deep As A Well (2014), où elle met en musique des poèmes de Dorothy Parker, Ma délire – Songs of love, lost & found (2021), qui propose une lecture contemporaine de mélodies et récits tirés de la musique traditionnelle, et Mayday (2024), une sorte de journal de deuil. Résolument ancré dans un héritage folk, son travail vise à créer des ponts entre la tradition et la modernité, entre les mélodies anciennes et les expérimentations avant-gardistes, entre les territoires de l’intime et les grands récits universels.
Crédit photo : Alice Cloutier-Lachance
Maude Veilleux
Titre : brainrot
Description : brainrot est un projet de recherche-création en poésie, en performance et en vidéo qui explore les transformations contemporaines de la pensée, du langage et de l’attention sous l’effet des environnements numériques. À partir d’une expérience subjective, celle d’un « cerveau ramolli » par la surconsommation de contenus en ligne, le projet cherche à faire de cet état un terrain d’enquête esthétique, politique et sémiotique.
En mobilisant des esthétiques issues du web (sludge content, AI slop, fragmentation et surcharge), le projet propose un dispositif hybride qui reproduit et détourne les logiques de captation de l’attention. Il interroge les mutations contemporaines des régimes de signes, où les images tendent à supplanter les mots, et cherche à inventer une forme poétique capable de résister à cette condition en travaillant depuis elle.
Présenté au Centre Pompidou dans le cadre du festival Extra!, à l’Agence Topo, lors de L’Inventaire Deleuze au MK2 ainsi qu’au Centre Phi dans le cadre de la Nuit blanche, l’œuvre se déploie sous la forme d’itérations évolutives, se transformant au fil des nouvelles tendances, des imaginaires web, des mutations rapides des cultures numériques et des contextes de présentations.
Dans le cadre de la Maison des arts littéraires en partenariat avec Radio-Hull, le projet s’ouvre à la collaboration avec l’artiste et interprète Marion Daigle afin de déplacer cette recherche vers le corps. Que font ces flux d’images, de paroles et de gestes aux corps qui les regardent, les reproduisent et les font circuler? Cette nouvelle itération s’intéresse aux phénomènes de répétition, d’imitation et de synchronisation. Une voix passe d’une bouche à une autre ; un geste est appris, reproduit, déformé. Une chorégraphie traverse des milliers de corps pour devenir l’un des lieux où le flux numérique se matérialise.
Moo Deng, le ciel de Toulouse, l’usine de chips de Lévis, les déchets, les fleurs, Gollum, les geckos de Lagrasse, la décoration médiévale, les trous, les plis, la cendre, la glu…
Créé en collaboration avec Marc A. Reinhardt.
Bio : Originaire de la Beauce, Maude Veilleux est poète et performeuse basée à Montréal. Elle s’intéresse aux questions d’identité, de réel et de performativité en s’interrogeant notamment sur les possibilités du numérique en littérature.
Crédit photo : Maude Veilleux
Marion Daigle
Bio : Après son baccalauréat en études féministes et en études autochtones, Marion a embrassé son intérêt pour les arts vivants en suivant une formation en jeu à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM.
Pour Marion, c’est particulièrement le potentiel utopique et transformateur de l’art qui l’atteint : ce qui sort du quotidien, ce qu’il y a de magique, d’étrange, d’extraordinaire. En d’autres mots, comment l’art peut nous permettre de nous extirper de l’ici-présent pour mieux le critiquer, l’apprécier, l’habiter.
Avec son collectif sous l’amandier, cofondé avec Stella Lemaine en 2024, et par son implication dans d’autres projets de création, Marion se penche sur différents modes de création collaborative, d’écoconception et d’implication citoyenne, ainsi que sur la dramaturgie du son et de la musique dans ses créations.
Ce projet est réalisé grâce au soutien de la Ville de Gatineau, gouvernement du Québec, de Radio-Canada, d’Hydro-Québec, du Collège Universel, du Conseil des arts du Canada et du journal Le Droit, ainsi qu’avec la participation de Radio-Hull (Daïmôn).
Merci!
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