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Insaisissable : 360 degrés de poésie

En collaboration avec la SODEC et l’ANEL, La Fabrique culturelle de Télé-Québec présente, du 27 février au 1er mars 2020, une toute nouvelle expérience immersive poétique : Insaisissable, 360 degrés de poésie.

Après Panoramique, qui a charmé les visiteurs de plusieurs événements culturels au Québec, en France et en Belgique,  Insaisissable, 360 degrés de poésie est un voyage inédit aux accents d’onirisme et de douce nostalgie offert en réalité virtuelle. Laissez-vous porter par les mots et les voix des poètes Isabelle Dumais (Les grandes fatigues, Éditions du Noroît), Marie-André Gill (Chauffer le dehors, La Peuplade) et Jean-Christophe Réhel (La fatigue des fruits, L’Oie de Cravan), et préparez-vous à avoir le souffle coupé par la beauté renversante des Îles de la Madeleine, où s’est déroulé le tournage. L’expérience met également en scène le travail de l’artiste madelinot François-Guillaume Leblanc, connu entre autres pour son travail avec le Cirque du Soleil, et celui de l’ensemble vocal À ContreVoix, qui interprète la pièce Fäbodpsalm fran Dalarna, du compositeur suédois Oskar Lindberg. 

Horaire de l’animation :

Jeudi 27 février : 15 h à 21 h, vendredi 28 février : 15 h à 21 h,  samedi 29 février : 11 h à 20 h, dimanche 1er mars : 10 h à 17 h.

 

Biographies

Isabelle Dumais est écrivaine et artiste en arts visuels. Ses œuvres ont été présentées au Québec et à l’étranger, notamment à Taïwan, en Italie, en Suède et au Japon. Elle a fait paraître des textes en revue (Exit, Jet d’encre, Le Sabord, Estuaire, Cahiers littéraires Contre-jour) et participé à divers projets poétiques et lectures publiques au Québec et à Paris. Elle a été lauréate du Prix des Nouvelles Voies de la littérature du SLTR (2012), puis finaliste au Prix du livre de l’année à Culture Mauricie (2013), au Prix de littérature Gérald-Godin (2011) et aux Prix littéraires Radio-Canada (2009). Aux Éditions du Noroît, elle a publié Un juste ennui (2010), La compromission (2013) et Les grandes fatigues (2019). Elle enseigne les arts visuels au Cégep de Drummondville et vit à Trois-Rivières.

Née en 1986 dans la communauté ilnue de Mashteuiatsh, Marie-Andrée Gill étudie en lettres. À travers le brouhaha des enfants et le silence de l’hiver elle a écrit le recueil de poésie Béante (La Peuplade, 2012) plusieurs fois primé, et participé à plusieurs projets d’écriture et de performances. Suspendue entre kitch et existentiel, son écriture puise dans plusieurs réservoirs de symboles, dont les traditions ilnues et québécoises. Pour Chauffer le dehors (La Peuplade, 2019), Marie-Andrée Gill se réfugie dans l’écriture pour accepter l’impossibilité de l’amour, pour exister quelque part, dans le rappel des moments fous, le cœur ouvert aux souffles des bélugas et des ski-doos.

Jean-Christophe Réhel poursuit sa trajectoire fulgurante en poésie avec La fatigue des fruits (Éditions Oie de Cravan, 2018). Entre la maladie, les brèches de l’espoir et l’amour, c’est avec une imagerie forte, souvent proche du surréalisme, qu’il vient faire éclater son quotidien. Voici comment il décrit ce livre : « On essaye de survivre à la fatigue, on cherche l’espoir en ouvrant une main et tout ce qu’on voit c’est de la lumière, trop de lumière. Les flammes sont petites, les fruits sont jeunes mais sont à bout de souffle. Les fruits ne sont pas très sportifs, ils habitent à Repentigny, ils cherchent tout le temps une place où s’asseoir. La maladie pulmonaire, les angoisses, les magasins à grande surface sont des couchers de soleil, on vit des choses bouleversantes : on regarde une femme se promener de la cuisine au salon, on marche jusqu’au dépanneur et on ne tombe pas. »