Madeleine Lefebvre

On sera pas éternels alors soyons lents

La poésie de Madeleine Lefebvre sent la terre humide et l’air froid. Elle convoque la liberté et le désir, habite les corps en mouvement et illumine leurs cicatrices. Les mots portent en eux tantôt une respiration profonde, tantôt une fougue et une énergie à perdre haleine, perdre pied, perdre le nord. Dans ce territoire fait de larges vents et de courage, le courage de rire fort, le poème est une invitation à ralentir la cadence des jours.

Gilles Latour

Libre mais inquiète, la poésie de Gilles Latour révèle une appréhension devant la dégradation de l’environnement physique, social et politique. Ses Débris du sillage, mots emportés dans les remous d’un vécu, flottent entre mémoire affective et anticipation de l’avenir, dans un ton tour à tour lyrique, ironique et philosophique.

José Claer

Mordre jusqu'au sang dans le rouge à lèvres

Au commencement, un enfant se phagocyte, puis se fait ange, parce que né avec un sexe en point d’interrogation. Cet ange «trash» expérimente la mutation et accouche d’une poésie non à l’index, mais au doigt d’honneur, qui farfouille dans vos fantasmes les plus honteux à la recherche d’un orgasme.

Véronique Sylvain

Premier quart

Premier quart revisite le Nord, lieu de naissance de la poète. Au long de son parcours, celle-ci tentera de comprendre les drames et réalités à l’œuvre dans le rude climat nordique. Elle sera ainsi ramenée à ses propres combats, à la solitude, à la tristesse, à l’angoisse, et à l’hiver qui invite à l’introspection.

Stefan Psenak

Certains soirs de catastrophe

Examen des failles et des envies, décompte des fictions, transcription des trajectoires : les poèmes de Certains soirs de catastrophe en appellent à la fois à ce qui n’est plus et à ce qui est désiré.

Michel A. Thérien

Le poème involontaire

Le poème involontaire est une brèche ouverte sur l’interrogation de la poésie. Il est celui qui s’écrit malgré soi et où le lecteur devient à la fois confident et témoin. Dans Le poème involontaire, un recueil volontiers minimaliste et introspectif, Michel Thérien nous entraîne, avec la beauté des mots et la force des images, dans la réflexion qu’il poursuit sur la poésie.

Renaud Longchamps

Mystères

Renaud Longchamps écrit une poésie de résistance au souffle ample, à la fois déterminée et audacieuse, qui invite le lecteur à remettre en question l’organisation et la gestion du monde qui nous entoure. Philosophique et accessible, sans concession, l’œuvre du poète s’édifie loin des mots d’ordre et des à priori, au plus près de l’âme humaine.

Bernard Pozier

50 ans de poésie

Les Écrits des Forges : 50 ans de poésie 1971-2021 présente un florilège des poètes qui, depuis les tout débuts, ont publié au moins un livre de leur vivant aux Écrits des Forges.

Anne Michaels

Tout ce que nous avons vu

Après de grandes pertes, la mémoire menace de disparaître. Le langage se fractionne. La page blanche se confond aux draps du lit, «la mer inonde notre regard». Que faire pour résister à l’aphasie qui s’installe, sinon un poème? Avec sobriété, marquée par une dévotion pour la vie et pour la mort, l’écriture d’Anne Michaels se risque ici à la limite du connaissable. Elle contemple «le moment où le désir / devient par force / le deuil». Tout ce que nous avons vu est une main tendue, un geste d’audace et d’amour pour ressaisir la mémoire.

Éric Charlebois, traduction du livre de David Groulx

Les carnets de Wendigo

Dans ce récit poétique, traduit par Éric Charlebois, David Groulx revisite la figure du Wendigo, un être surnaturel important dans l’imaginaire du peuple algonquin. D’après la légende, les humains cupides ou faibles se transformeraient en cette créature cannibale. Aux côtés de ce personnage, qui prend une figure coloniale, se tisse un récit dans lequel s’entremêlent diverses figures de la mythologie autochtone.

Andrée Christensen

Chambres rêvantes

Prends mes ailes et vole, dit la lumière à l’oiseau. Ne sais-tu pas que tes mains planent dans le noir ? demande l’oiseau au poète. Pour écrire, il suffit d’inventer la nuit et le rêve te portera. Ce recueil à l’intimité feutrée éveille en nous l’être rêveur, allume le désir et la joie d’imaginer. Il suffit simplement de s’envelopper de la confiance de l’enfant qui sait rêver depuis le ventre maternel et de suivre la créatrice dans sa suite d’images et de mots surgis du clair-obscur des rêves.

Tania Langlais, invitée d’honneur Outaouais

Pendant que Perceval tombait
Pendant que Perceval tombait

Mourir ne dure qu’un instant. Mais la douleur, lancinante, comme les vagues, recule pour mieux frapper de nouveau, recule et frappe encore. Dans ces poèmes obstinés, Tania Langlais distribue les vers comme les cartes d’un tarot. Une histoire se dessine au gré de leurs agencements. Cette histoire, c’est celle de la dernière journée de Virginia Woolf, «le plus beau suicide / de la littérature anglaise»; celle de Perceval, le mort muet de son roman Les vagues; et c’est aussi autre chose, une souffrance tenace qui ne se dévoile que par éclats.

 

 

Suivez la programmation du SLO 2021

Vendredi 26 février

18 h 30 : Poésie en rafale (Pavillon de la poésie, ANEL). Lectures de Bernard Pozier, Michel Thérien, Madeleine Lefebvre et Gilles Latour. Animation: Éric Charlebois.

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