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Mishka Lavigne

Invitée d’honneur de l’Outaouais

Mishka Lavigne a écrit Cinéma, pièce produite en 2015 par le Théâtre la Catapulte et le Théâtre Belvédère et publiée aux Éditions l’Interligne ; Vigile, produite en 2017 par le Théâtre Rouge Écarlate en collaboration avec le Théâtre du Trillium; et Havre, créée par la Troupe du Jour de Saskatoon, jouée au POCHE/GVE à Genève, et publiée aux Éditions L’Interligne en 2019. Elle a remporté le Prix du Gouverneur général dans la catégorie théâtre pour Havre en 2019. Elle signe aussi un texte en anglais, Albumen, présenté à Ottawa en mars 2019 dans le cadre de la série TACTICS. Son texte Copeaux, fera l’objet d’une production en mars 2020 par le Théâtre de Dehors, appuyé par le Théâtre la Catapulte et les Créations In Vivo. De plus, elle signe plus d’une douzaine de traductions de théâtre et de poésie, tant en français qu’en anglais. Mishka Lavigne est membre du CEAD et de la Playwrights Guild of Canada, ainsi que lectrice pour le comité anglophone de la Maison Antoine Vitez de Paris.

Pour plus d’informations, c’est ici.

Prix et distinction

  • La pièce Havre, de Mishka Lavigne, a reçu le Prix littéraire du Gouverneur général 2019 dans la catégorie Théâtre.

Bibliographie

  • Cette blessure est un territoire, traduction du recueil This wound is a world de Billy-Ray Belcourt, Éditions Tryptique, 2019.
  • Havre, Éditions L’Interligne, 2019.
  • Le nom de mama, traduction du recueil Calling down the sky de Rosanna Deerchild, Éditions David, 2018.
  • Cinéma, Éditions L’Interligne, 2016.

Résumé

Havre

Havre s’ouvre sur trois événements qui arrivent simultanément dans trois fuseaux horaires différents : sur la côte ouest, sur l’île de Victoria, un accident de voiture tue Gabrielle, la mère d’Elsie; à Ottawa, dans le quartier Côte-de-Sable, un immense trou s’ouvre dans la rue devant chez Elsie; puis, en Grande-Bretagne, Matt embarque dans son dernier vol qui le ramènera à Ottawa, après des recherches infructueuses à Sarajevo pour retrouver ses parents biologiques. C’est par l’entremise d’un trou béant – au sens figuré, intérieur, comme au sens propre, dans la rue – qu’Elsie fera la rencontre de Matt, cet ingénieur employé par la ville d’Ottawa pour réparer la chaussée qui, lui aussi, doit faire un deuil : celui de ne trouver aucune information sur ceux qui l’ont mis au monde, comme s’il n’avait pas de passé.

La première inspiration pour Havre vient d’un questionnement autour de ce qu’on laisse derrière nous quand on meurt : ce qu’on laisse derrière nous en tant qu’artiste, mais aussi en tant qu’humain. En plus des réflexions sur le deuil, sur l’absence, Mishka Lavigne se demande comment vivre le deuil d’une figure publique quand elle est pour nous une figure privée. Autour de Havre, il y a aussi la guerre de Yougoslavie et le siège de Sarajevo. C’était la guerre en arrière-plan de son enfance, des images qui l’ont marquée.