Cinéma et littérature!

Si votre cœur est partagé entre la cinéphilie et la littérature, vous trouverez de quoi le combler avec la projection de La rivière sans repos, un film qui plonge ses racines dans un livre de Gabrielle Roy. Un vrai mardi-cinéma avec la Maison des arts littéraires ! Vous aurez l’occasion d’échanger avec la réalisatrice, Marie-Hélène Cousineau, directement après la projection. Elle pourra vous présenter son processus dans la réalisation de ce film lent, magistral de beauté des paysages, du vécu rythmé par un quotidien bousculé du peuple Inuit de l’Ungava, qu’elle a créé en collaboration avec Madeline Ivalu.  La librairie Bouquinart sera également présente pour vous aider à garnir vos étagères et tables de nuit avec des livres de Gabrielle Roy et d’auteur.trice.s actuel.le.s inuit.e.s. Un bon film, des discussions passionnantes et du maïs soufflé, une belle soirée en perspective !

Participer à la soirée Cinéma et Littérature

Où : Centre d’exposition l’Imagier, Gatineau (secteur Aylmer)

Quand : 16 novembre 2021, 19h30

Combien : 10$*

*inclus dans l’abonnement de la Maison des arts littéraires

Le passeport vaccinal sera exigé pour participer à la soirée

 

La rivière sans repos

Dans les années 40, au nord du Québec, la colonisation se fait de plus en plus agressive. C’est dans un territoire qui cède doucement sa liberté qu’Elsa tente d’élever son fils en résistant aux pressions qui pèsent sur son mode de vie. Dans son film trilingue, français, anglais et inuktitut, Marie-Hélène Cousineau a voulu donner à l’héroïne de Gabrielle Roy une plus grande agentivité et une volonté de prendre le contrôle de son destin et de s’accomplir. La jeune Inuk, incarnée à l’écran par Malaya Qaunirq Chapman, navigue ainsi avec son fils au croisement de deux ères qui s’entrechoquent comme on glisse sur les remous d’une rivière sans repos.

À droite : Bande annonce du film La rivière sans repos (Restless River), réalisé par Marie-Hélène Cousineau en collaboration avec Madeline Ivalu.

La rivière sans repos : un film inspiré de Gabrielle Roy.

Produit en 2019, La rivière sans repos est un film inspiré du roman éponyme de Gabrielle Roy qui a été publié en 1970 et traduit en anglais la même année. L’autrice franco-manitobaine a posé des mots sur le conflit entre tradition et modernité qui déchirait de nombreuses communautés du Nord. En tissant une relation symbolique entre la trajectoire d’une jeune mère Inuk, Elsa, et le cours d’une rivière, elle a voulu saisir l’essence du drame culturel et identitaire qui s’est joué, et se joue toujours, dans les communautés autochtones du Canada.  

Vous êtes de ceux et celles qui lisent toujours le livre avant de voir le film ?

 

Résumé du livre

Dans la communauté des Inuits de l’Ungava, où se sont installés depuis peu les premiers Blancs, un drame culturel se joue. C’est celui de la confrontation entre les valeurs traditionnelles d’une civilisation millénaire et celles qu’apportent avec eux les émissaires de la science et du progrès venus du Sud. Ce drame donne lieu à des moments cocasses et à des déchirements. Ces derniers remettent en question la vie et l’identité du personnage en qui se rencontrent les deux mondes. C’est le cas d’Elsa, l’héroïne de La Rivière sans repos. Son enfant incarne à la fois le choc des deux civilisations et leur dialogue. C’est-à-dire l’équilibre si difficile à réaliser entre leurs exigences respectives.

(Source : éditions Boréal)

Couverture du livre qui a inspiré le film La rivière sans repos présenté le soir du 16 novembre 2021
La rivière sans repos (couverture)

Madeline Ivalu

Madeline Ivalu est bien connue au Nunavut en tant que conteuse, musicienne, actrice et écrivaine. Elle représente souvent les femmes inuites dans des événements internationaux, par l’entremise de différentes organisations culturelles comme Paukktutit et l’organisation pancanadienne des femmes inuites. Elle a co-réalisé Before Tomorrow ainsi que Uvanga, les deux premiers longs métrages d’Arnait, avec Marie-Hélène Cousineau. En 2015, elles ont reçu le Birks Diamond Tribute to Women in Film de l’année au Festival international du film de Toronto. Madeline vit à Igloolik, au Nunavut. (Source : Arnait Video Productions; prise sur le site Vitheque.com)

Crédit photo : Courtesy Isuma TV

Gabrielle Roy

Née le 22 mars 1909 à Saint-Boniface au Manitoba, Gabrielle Roy est la plus jeune d’une famille de huit enfants. Ses parents, Léon Roy et Mélina Landry, connaissent d’importants soucis financiers durant son enfance.

Allez voir sa fiche d’autrice sur le site des éditions Boréal.

Marie-Hélène Cousineau

Elle est vidéaste et cinéaste. Depuis 1991 elle a produit et réalisé une vingtaine de films  avec des femmes inuit, partenaires dans une maison de production «Arnait Video» dont les films se sont fait remarqués dans plusieurs festivals internationaux, galeries d’art et musées. Elle a travaillé principalement à Igloolik mais aussi à Pond Inlet, Iqaluit, Inukjuak et Puvirnituq.

Crédit photo : Anna Lupien, 2014

Cette activité est présentée avec Ciné-Jonction, dans le cadre de la programmation de la Maison des arts littéraires, automne 2021.

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