Présidente d’honneur 2017

 

_ssp7545-copieAnaïs Barbeau-Lavalette

Mot de la présidente

Il y a, dans les Salons du livre, des gens qui n’ont aucun livre chez eux. Mais qui viennent ici s’abreuver. Ceux-là y trouvent une oasis, parfois salvatrice.

Ils côtoient ici des lecteurs assidus, des lecteurs paresseux, des lecteurs flâneurs, sérieux, romantiques, ludiques, poétiques, gourmands, érotiques…

Je trouve très beau que tous ceux-là puissent se retrouver en un seul et même lieu, guidés simplement par un désir ardent de côtoyer les mots et ceux qui les portent.

C’est ici aussi que les auteurs prennent le pouls des lecteurs. Ici que nous comprenons comment nos mots se sont déposés en eux. Ce qu’ils ont fissuré, allumé, bouleversé.

Je trouve très beau qu’ainsi se rencontrent les semeurs et les cueilleurs, pour se dire fort ou au creux de l’oreille, qu’ils s’aiment et qu’ils ne peuvent exister l’un sans l’autre.

Encore plus beau de se rappeler qu’en ces lieux, souvent, ce sont les lecteurs qui sèment l’inspiration aux auteurs qui savent les cueillir.

Anaïs Barbeau-Lavalette

Crédit photo Sarah Scott

Biographie

Née en 1979, nommée artiste pour la Paix en 2012, Anaïs Barbeau‐Lavalette es9782923896502t à la fois réalisatrice, scénariste et romancière. Elle a réalisé plusieurs longs‐métrages documentaires, maintes fois primés, dont Les Petits princes des bidonvilles (2000), Si j’avais un chapeau (2006), Les Petits Géants (2010, récipiendaire d’un Gémeaux) et Se souvenir des cendres (2010), qui suivait l’aventure du film Incendies de Denis Villeneuve et remportait le Gémeaux du Meilleur documentaire ainsi que Le plancher des vaches (2014). Elle réalise deux films de fiction Le Ring (2008) et Inch’allah (2012, Prix Fipresci à Berlin). Au printemps 2016, elle présentait avec Émile Proulx Cloutier le documentaire scénique Pôle Sud au théâtre l’Espace libre.

Anaïs Barbeau-Lavalette est l’auteure des chroniques de voyage Embrasser Yasser Arafat (2011) et du roman Je voudrais qu’on m’efface (2010). Son dernier roman, La femme qui fuit, publié en 2016, remporte le Prix des libraires du Québec, le Prix France-Québec et le Grand Prix du livre de Montréal, en plus d’être finaliste au Prix du Gouverneur Général.

Prix et distinctions

  • La femme qui fuit
    Lauréat du Grand Prix du livre de Montréal (2016)
    Lauraét du Prix des libraires du Québec (2016)
    Lauréat du Prix France-Québec (2016)
    Finaliste au Prix du Gouverneur Général (2016)

Bibliographie

  • La femme qui fuit, Marchand de feuilles, 2015
  • Embrasser Yasser Arafat, Marchand de feuilles, 2011
  • Je voudrais qu’on m’efface, Hurtubise HMH puis Bibliothèque québécoise, 2010