Activités UQO 2019

L’Université du Québec en Outaouais (UQO) est fière de s’associer au Salon du livre de l’Outaouais pour vous présenter trois activités dans le cadre de cette 40e édition.

Grande conférence de l’UQO

L’affaire Maillé avec Marie-Ève Maillé

Samedi 2 mars à 20 h : Salle La Désert

Spécialisée dans l’évaluation des impacts sociaux des grands projets, Marie-Ève Maillé est médiatrice environnementale et professeure associée à l’UQAM. Elle a été au centre d’une bataille

judiciaire qui a soulevé la question de la confidentialité des données de recherche. En 2015, invitée à témoigner comme experte dans une action collective contre le projet éolien de l’Érable, dans le Centre-du-Québec, la jeune diplômée de l’UQAM est loin de se douter des péripéties judiciaires qui l’attendent. Visée par une ordonnance de la cour qui la force à remettre certains documents à l’entreprise, Marie-Ève Maillé décide de se battre légalement et médiatiquement au nom des chercheurs. Dans le cadre de la grande conférence de l’UQO, elle présente avec humour et détermination son parcours semé d’obstacles.

L’affaire Maillé, Marie-Ève Maillé (Éditions Écosociété)

Dans un récit haut en couleurs, Marie-Ève Maillé nous plonge au coeur de l’affaire et en rappelle les principaux tenants et aboutissants. Un récit essentiel pour éviter, soutient l’auteure, que d’autres chercheur.e.s ne se retrouvent dans la même situation ou que d’autres institutions universitaires ne soient tentées de se défiler à leurs responsabilités. Avec l’augmentation des conflits liés aux enjeux d’acceptabilité sociale ou aux controverses sociales et environnementales, il est en effet fort possible que d’autres chercheur.e.s soient confronté.e.s à des demandes d’accès à leurs données de recherche, par les forces policières, par le procureur général du Québec ou, comme dans le cas de Maillé, par une entreprise privée. C’est donc dans l’espoir de mieux outiller le milieu de la recherche, et surtout ces jeunes chercheur.e.s que la précarité rend d’autant plus vulnérables à ce genre d’attaques, que cet essai a toute son importance. Pour garder une trace de la bataille menée.

Source : libraires.ca


 

Table ronde

Nous sommes tous des Astérix :

60 ans d’Astérix et 20 ans du 

programme B.D. de l’ÉMI

Avec Tristan Demers, Mario Beaulac et Christian Quesnel

Samedi 2 mars à 14  h 30 : Place Yves-Thériault

 

Profitons de la sortie du livre documentaire Astérix chez les Québécois : un Gaulois en Amérique de Tristan Demers pour célébrer la pérennité de la B.D. d’ici et d’ailleurs. Le programme de B.D. de l’École multidisciplinaire de l’image offert à l’Université du Québec en Outaouais souffle ses 20 bougies! Unique en Amérique du nord francophone, ce programme a accueilli au fil des ans et continue d’accueillir plusieurs bédéistes qui font carrière. Quelle belle occasion de se pencher sur la récupération du discours de résistance qu’on retrouve depuis 60 ans dans les BD d’Astérix et l’analogie du village gaulois d’Astérix qui nous caractérise. Caricaturistes, sociologues, auteur.e.s, tous s’entendent sur le fait que nous sommes collectivement des «Astérix» de par notre besoin d’affirmer notre spécificité. Notre culture, c’est notre potion magique!

Astérix chez les Québécois, Tristan Demers (Éditions Hurtubise)

Astérix chez les Québécois est un livre documentaire qui explique le pourquoi et le comment de cette histoire d’amour franco-québécoise unique. Tous les aspects des rapports établis au fil des ans entre les Québécois et l’œuvre de Goscinny et Uderzo sont passés au crible : historique, politique, culturel, publicitaire etc. Une invitation à la découverte et à la détente qui vous donnera le goût de vous plonger dans la relecture de l’une des plus grandes séries de l’histoire de la bande dessinée mondiale : Astérix!

Source : libraires.ca


Rencontre autour de la traduction

Avec Catherine Ego

Samedi 2 mars à 17  h 30 : Place Yves-Thériault

Animateur : Éric Charlebois

Amoureuse des mots dans toutes leurs incarnations, Catherine Ego traduit des romans, de la poésie et des essais. Finaliste des Prix littéraires du Gouverneur général en 2015, elle a remporté cette prestigieuse distinction en 2016 pour la traduction de La destruction des Indiens des Plaines de James Daschuk (Presses de l’Université Laval). En 2018, elle traduit   le roman Birdie (Tracey Lindberg, Boréal) et l’essai NoirEs sous surveillance (Robyn Maynard, Mémoire d’encrier). Lors de cette rencontre animée par Éric Charlebois, Catherine Ego nous parle des défis de la traduction littéraire.

Birdie (Tracey Lindberg, traduction Catherine Ego, Éditions Boréal)
Quand Bernice Meetoos, alias Birdie, quitte sa réserve et son Alberta natales pour venir s’installer dans un petit logement au-dessus d’une boulangerie à Gibsons, en Colombie-Britannique, des forces mystérieuses semblent trouver un malin plaisir à lui faire perdre pied. Souvent, inopinément, elle entre dans un état de transe sur le vieux matelas de sa chambre. Tandis que sa tante Val et sa cousine Freda font la route pour venir à son chevet, Bernice reste prostrée pendant des semaines, oscillant entre le souvenir, le rêve et la réalité. Ce roman dur, raconté avec un mélange de férocité, de tendresse et d’humour noir, vise moins à dénoncer la situation difficile des Autochtones, et des femmes en particulier, qu’à explorer leur capacité à surmonter des traumatismes passés, à guérir et survivre.

 

NoirEs sous surveillance (Robyn Maynard, traduction Catherine Ego, Éditions Mémoire d’écrier)

La vérité a souvent un goût amer. Nous ne savons comment accepter nos histoires. Faut-il s’en tenir aux faits et dire la vérité ? Cet ouvrage monumental richement documenté est précieux, il nous tire de l’oubli et du silence. Que savons-nous de l’esclavage au Canada ? Que savons-nous de la répression exercée sur les femmes et les hommes noirs ? Que savons-nous du racisme systémique ? Que savons-nous de la détresse des Autochtones, des sans-papiers, des personnes réfugiées ? Enfin fort peu… Parce que l’État construit et déconstruit les récits à travers les institutions. Les citoyen.ne.s sont ainsi condamné.e.s à reproduire une histoire qui nous échappe. L’édition originale anglaise de NoirEs sous surveillance. Esclavage, répression et violence d’État au Canada (Policing Black Lives : State Violence in Canada from Slavery to the Present, Fernwood 2017) a été nommée parmi l’un des « cent meilleurs titres de 2017 » par le Hill Times, et est en nomination pour le Atlantic Book Award.

Source : Éditions Mémoire d’encrier