Thématique et visuel 2016

Affiche SLO 2016 8.5 x 11Liberté

Dans l’univers littéraire, la liberté s’exprime dans la représentation que nous nous faisons des héros et des univers de nos romans préférés, modelés au gré de nos imaginations propres. Cette nécessité créative amène une dimension unique à chaque lecteur et à chaque lecture.Si face au livre le lecteur jouit de toutes les libertés, le Salon prend celle d’en faire la thématique de son édition 2016.

Cette 37e édition s’inscrit donc sous un thème qui, de par ses multiples dimensions, saura rejoindre tous les publics.

Tant de découvertes, de réflexions et de débats sont possibles autour
de la liberté de choix,
de la liberté d’imaginer et de compléter l’histoire,
de la liberté de découvrir de nouveaux mondes
mais aussi,
de la liberté de créer, d’écrire… de la liberté d’expression !

 

Nicolas Dickner,
Invité d’honneur 2016

« Sans liberté, toute littérature serait inconcevable. Il ne s’agit pas seulement d’un prérequis ou d’une question morale, mais de la nature même de la littérature. Dès l’instant où son manuscrit devient un livre, l’auteur perd le contrôle de ses mots : les lecteurs peuvent faire ce qu’ils veulent d’un roman, d’un recueil de poésie, d’un essai. La lecture de chacun est une relation exclusive, dangereuse, fondée sur la liberté — et la littérature commence au moment précis où tout peut déraper, au moment où les livres s’animent, bourgeonnent et s’enflamment. Sans cette liberté, les romans seraient indifférenciables des guides d’entretien de lave-vaisselle, et la rencontre d’un écrivain avec ses lecteurs ne serait qu’un navrant service après-vente ».

Martin Michaud,
Invité d’honneur 2016

« Le livre est un espace de liberté. Il tire sa source de la page blanche originelle sur laquelle l’écrivain couche ses mots pour affirmer son rapport à l’autre et sa place dans le monde. Le livre se déploie ensuite dans l’esprit du lecteur, qui s’approprie une histoire et l’habite de son imaginaire. Enfin, il se cristallise dans cette rencontre entre deux vases communicants, créateurs et lecteurs, qui réinventent ensemble le réel… Chaque mot est une maison, chaque paragraphe un continent, chaque livre une planète… Et le contenu des livres flotte en suspension dans un univers parallèle qui s’étend à l’infini… La liberté est une page qui refuse de se consumer, une page remplie de ces mots qui nous consument. Lire c’est prendre une parenthèse hors du temps et de l’espace, une parenthèse à l’abri de toutes les contraintes et de tous les regards. Ouvrir un livre c’est ouvrir une fenêtre sur la liberté… ».

Michèle Matteau,
Invitée d’honneur 2016

Vive le lecteur libre

« Face au livre, le lecteur jouit de toutes les libertés : l’acheter ou non. L’ouvrir…ou non. Le lire… ou non.

Il a la liberté du lieu de lecture : plein soleil, coin du feu, lit douillet. Celle du moment aussi : creux de la nuit, pause de midi…

En cours de lecture, tout est permis : dégustations lentes, retours en arrière, arrêts sur idée, accélérations passionnées.

Le lecteur peut parfaire le décor esquissé par l’auteur, lui juxtaposer ceux de ses désirs ou de ses souvenirs. Il peut rejeter les idées du livre ou les faire siennes, détester les personnages ou les fixer en sa mémoire.

De l’œuvre, le lecteur prend ce qu’il est prêt à recevoir. Aux heures nébuleuses, aux carrefours ambigus, il peut s’accrocher à la bouée d’une phrase, d’un argument, à la lucidité d’un vers, d’une image, et apprendre la vie. Pour, peut-être, créer à son tour ».

Katia Canciani,
Invitée d’honneur 2016

 « Il faudrait pour toujours se souvenir de la lecture de notre premier mot, de notre première phrase, de notre première page. Baptême de lecture. Se souvenir de nos premiers émois à la lecture de notre premier livre, seul, vraiment seul. Premier solo. Le lecteur en marche soudain se met à courir, étend ses ailes. Il peut désormais choisir de tourner les pages, au rythme de son propre cœur, pour s’envoler vers ailleurs. L’espace d’un instant ou de milliers d’instants, utiliser son cerveau pour ce qu’il permet de plus beau : faire des liens, réfléchir, concevoir, imaginer, comprendre, rêver. La liberté de l’esprit, bien au-delà de la liberté physique acquise avec nos premiers pas chancelants, voilà l’envolée passionnante à laquelle le livre convie le lecteur. Qu’importe si le souvenir s’est trop profondément déposé au fond de nous pour qu’on le ramène au jour; reste dans les yeux, quand on croise un bon livre, cette étincelle qui brille comme la toute première fois, cette étincelle de liberté ».

Julie Huard,
Invitée d’honneur 2016

« Ouvrir un livre. Déjà, c’est partir en quelque part. Vers des lieux que l’on cherche et vers tous ceux que l’on ne cherche pas. Heureusement.

Voilà nos yeux avides de cueillir, d’une page à l’autre et dans un espace intérieur infini, tout ce qui surgit, ce qui se sauve, ce qui vit. Ce que quelqu’un a écrit.

Ouvrir un livre, c’est prendre congé de soi et cultiver, pour un temps, la rencontre de l’autre. Une femme, un homme, une histoire, une prose, une poésie qui se glissent dans nos corps à pas feutrés ou à cent cris à l’heure. On tend les bras, on s’arrête et on voyage. En totale liberté.

Entre un L pour libellule, un mot à quatre ailes qui vole où il veut;

un I pour l’ivresse dans laquelle tout est dit;

un B pour se bercer, sans aucune responsabilité;

un E (È) pour être au présent, même dans chaque virgule;

un R pour erre d’aller jusqu’à la fin, peu importe la route;

un T pour se taire ;

et un É pour s’évader, s’émerveiller, s’émouvoir.

Oui, la liberté, ça commence par deux paumes qui ouvrent un livre ».

Marie Laberge,
Présidente d’honneur 2016

« Liberté! Le mot a non seulement des ailes, mais il en donne.

Bien sûr, elle a son prix, cette liberté. Et tous n’y ont pas accès dans la même mesure.

Même quand elle est accessible, il faut la chercher avant de se l’accorder, savoir jusqu’où on peut ou on veut la pousser. Les chaînes ne viennent pas toujours de l’extérieur ou de l’autre…

La réflexion, la connaissance et la culture sont les vitamines de la liberté. Plus on s’ouvre au monde, plus on se connaît soi-même et plus la liberté prend de l’ampleur et de la vivacité.

Être libre, c’est pouvoir choisir. Être libre, c’est agrandir le verbe vivre.

Et les livres sont des alliés indéfectibles pour apprivoiser sa liberté.

À travers les livres, qu’ils soient pure fiction ou franche réalité, analyse du présent ou du passé, fuite vers l’ailleurs ou exploration intérieure, à travers les livres se trouve le fil qui conduit à soi et à la liberté.

Lire, c’est partir à l’aventure en choisissant le pays sur papier. Lire, c’est s’évader, s’enrichir et rêver.

Le salon ouvre ses portes sur tous les possibles: les livres sont là, petits mondes de liberté, de découvertes et de retrouvailles. Les auteurs vous attendent, ayant pris la liberté de déserter l’ermitage de l’écriture.

Libre à vous d’en profiter pleinement et de venir à la rencontre de vos alliés.

Bon salon! »

Émilie de Turckheim,
Invitée française 2016

« La liberté, pour celui qui écrit, c’est être traversé par le monde entier : devenir tour à tour une enfant, un vieil homme, une Indienne des Plaines, un idiot, un vagabond, une reine. Quand elle est libre, l’écriture  n’est pas seulement la fouille éperdue d’une partie de soi-même, la traque d’une histoire familière. Et pourquoi? Parce que l’écriture est plus grande que celui qui écrit. Elle est le monde immense et inconnu. Et c’est ce monde – aux frontières repoussées à l’infini – qui porte l’écrivain dans son ventre, le fait naître, lui donne une multiplicité de peaux et de voix qui frémissent et résonnent dans les livres ».

Affiche à imprimer

Graphisme: Llama communication