Marc Séguin

Invité d’honneur

Marc Séguin naît à Ottawa le 20 mars 1970. Il étudie en beaux-arts à l’Université Concordia. Sa première exposition individuelle, en 1996, présente des tableaux de grandes dimensions aux propositions plastiques étonnantes et attire favorablement l’attention des critiques. En 2000, il présente une exposition au Musée d’art contemporain de Montréal : une série de grands tableaux ayant pour thème la rosace médiévale. Cette exposition voyagera par la suite en France puis dans diverses villes canadiennes. Les estampes et les peintures de Séguin se trouvent aujourd’hui dans de nombreuses collections corporatives canadiennes et chez d’importants collectionneurs privés du Québec, du Canada et des États-Unis.

Artiste multidisciplinaire, Marc Séguin est également écrivain. À ce jour, il a publié cinq livres: La foi du braconnier (2009), Hollywood (2012), Nord Alice (2015), <style= »font-weight: 400; »>Les repentirs (2017) et le recueil de poésie Au milieu du monde (2017). Il a en outre réalisé deux films : Stealing Alice (2016) et La ferme et son État (2017). Sa démarche artistique a fait l’objet, en 2010, d’un documentaire signé Bruno Boulianne, Bull’s Eye, un peintre à l’affût.

En outre, Marc Séguin prend régulièrement sa plume pour partager ses réflexions et ses convictions. En juin 2018, il avançait cette réflexion dans La Presse «[…] on ne peut pas uniquement se fier à l’État pour définir cette culture dont on rêve tant. La création est aussi une patente humaine personnelle. Toutes les fois que j’ai été bouleversé, c’est parce que j’avais l’impression d’entendre une voix unique et originale. Mais c’est d’abord parce que quelqu’un s’était permis d’y rêver. C’est rare, et c’est là qu’on doit investir. Dans le possible.»

 

Prix et distinctions

 

Bibliographie

 

Résumés

Les repentirs

<style= »font-weight: 400; »> Marc Séguin revoit le garçon, l’adolesRepentirscent puis le jeune adulte qu’il a été. Tous grugés par une incessante inquiétude, ils reviennent hanter l’homme mûr, le peintre reconnu qu’il est devenu. Il y a un train qui siffle au loin, des fissures multiples, un ravin qui se creuse. Et les seins de la belle Arielle. Il y aura des morts. Une amitié malmenée. Et un amour empêché. Comment aimer et se laisser aimer quand on est coupé de ses sentiments? Comment réparer l’irréparable? Dans ce récit sous tension où la fiction pourrait bien jouer des tours à la réalité et où l’art s’avère révélateur tout autant que mensonger, ce qui heurte la conscience du narrateur et lui torture le cœur se dévoile par couches. Les repentirs, ou la mise à l’épreuve des aveux.

<style= »font-weight: 400; »> Source : Québec-Amérique.

Nord Alice


Le narrateur est obsédé par Alice, médecin comme lui, dont il n’arrivera jamais à calmer les angoisses. Lorsqu’il la laisse à Queens, c’est pour se retrouver à Kuujjuaq, son monde à elle. Entre deux patients, quand il n’en peut plus de penser à elle, il consomme des femmes sur le web – des centaines de femmes – ou va pêcher. Là, enfoncé jusqu’à mi-cuisse dans les eaux d’un torrent ou le ventre étendu sur la banquise qui fond, il calme sa faim en mangeant du poisson cru. Et il remonte le temps, pour essayer de s’expliquer. Il s’invente une histoire, s’inspirant des hommes qui l’ont précédé, depuis Roméo, l’arrière-grand-père, le premier de sa généalogie à avoir tué un homme, sur les rives du Klondike. Quelles traces ont laissées ceux qui ont traversé les années avant les nôtres ? Que sème-t-on derrière soi dans la fuite ?

Le Nord que propose Marc Séguin n’est pas seulement blanche immensité et splendeurs boréales ; ce Nord est aussi celui de l’exploitation d’uranium et des excès d’alcool. Mû par un profond respect pour le territoire et ceux qui l’ont marché pendant des siècles, l’auteur de Nord Alice témoigne néanmoins d’une déroute. Mais, justement, c’est peut-être jusqu’au bout de ses échecs qu’on devrait avoir l’humilité d’aller pour se trouver.

<style= »font-weight: 400; »>Source : Leméac.